25 avril 2008
Manger de la viande pollue
Vous vous demandez peut être en quoi manger de la viande pollue? C'est aussi la question que je me suis posée un soir alors que je quittais mon travail. Arrêtée a un feu rouge mon regard divaguait par ci par la et je tombe sur une affiche: "Leute... esst kein Fleisch !! Fleisch essen schadet der Umwelt" ce qui signifie en gros "ne mangez pas de viande, manger de la viande nuit à l'environnement".
Bien sur je me suis sentis interpelée, je suis une mangeuse de viande, et ne peux m'imaginer ne plus en manger. En quoi manger de la viande nuit? La production... les émissions de méthane etc... ok mais encore?
Alors que mon cher et tendre c'est mis en tête de consommer des baies de goji (dont je me nourris aussi après tout il s'agit de mettre toutes les chances de mon coté et tant que ça ne me nuit pas.... ) je suis tombée sur un article que je tenais a partager.
Pour moi l'important est de manger de tout, de façon équilibrée (et je n'y arrive pas très bien, il parait que je suis boulimique et accro au chocolat LOL), mon but étant a arriver a la maturité nécessaire pour pratiquer la restriction alimentaire pratiquée par la population de l'archipel d'Okinawa (article en préparation - bientôt ici). Il ne s'agit donc pas de prendre position, ni même d'arrêter de manger de la viande, il s'agit simplement de réflexion et d'ouverture d'esprit.
Je n'ai pas trouvé le nom de l'auteur je ne peux donc que vous donnez le site sur lequel j'ai trouvé cette article : L'art de vivre naturel que je vous laisse découvrir :
"Peut-on se nourrir uniquement de végétaux?
Des faits
Il faut un hectare pour produire 20 tonnes de pommes de terre et un hectare pour produire 140 kilogrammes de bœuf.
Il faut aussi de 7 à 16 kilogrammes de céréales pour produire 1 kilogramme de viande.
Il faut 30.000 à 60.000 litres d’eau pour produire 1 kilogramme de viande de bœuf, et seulement 800 litres d’eau pour produire 1 kilogramme de blé.
Un bœuf "donne" 200 kilogrammes de viande, soit 1.500 repas. Les céréales que, pour sa subsistance, avant d'être abattu, il a mangées, auraient pu servir à confectionner pas moins de 18.000 repas!
En effet, près de 50% de toutes les récoltes alimentaires dans le monde sont consommées par le bétail, et 64% des terres cultivables du monde servent à la production de viande (pâturage et fourrage).
Le bétail des pays riches consomme autant de céréales que les Indiens et les Chinois réunis.
Une évidence s’impose: Si nous voulons que tous les 6,5 milliards d'êtres humains (bientôt 9 milliards!) de cette planète puissent manger à leur faim, il faut probablement commencer à être moins égoïstes et donc déjà manger beaucoup moins de viande.
En effet, chaque année, plus de 50 millions d’enfants meurent déjà de faim.
Un porc reçoit plus de 80 produits différents (antibiotiques , etc.) avant d’être abattu, et, au Canada, les producteurs de volailles, de porcs, de bovins et de poissons utilisent, chaque année, plus de 20.000 tonnes d’antibiotiques.
Il est à craindre qu’en France nous ne fassions pas mieux, voire pire, puisque malgré tout, 80% des animaux élevés en batterie sont malades.
Ce carnivorisme à tout crin a d’autres fâcheuses conséquences. Par exemple, pour les USA et l’Europe, le bétail produit 6600 tonnes par minute - soit 9,5 millions de tonnes par jour - d'excréments, lesquels sont responsables de la moitié de la pollution des nappes phréatiques sur toute la Terre.
Reste le poisson... Mais, au rythme actuel, qui s'accroîtrait encore si tout le monde, laissant la viande, se tournait massivement vers lui, la pêche abusive le condamne, lui aussi, à une rapide disparition...
Et le poisson d‘élevage? Un exemple: Une ferme de saumons de 8 hectares aux USA produit autant de déchets qu’une ville de 100 000 habitants...
Autre exemple: En Thaïlande, 120 000 tonnes de crevettes ont été produites en 5 ans en région marécageuse, ce qui a ravagé les marécages en détruisant 800 000 tonnes d’autres espèces.
Bon, après ces chiffres laissant songeurs, imaginons que vous soyez maintenant soudainement convaincus et que vous ne mangiez plus que végétal!
Cela ne règlera tout... Plus de 75% des terres arables existant lorsque les Européens colonisèrent l’Amérique ont disparu. 5 espèces végétales sont, chaque jour, définitivement perdues. Environ 97% des variétés de légumes que l’on trouvait habituellement sur la liste du ministère de l’Agriculture des Etats-Unis sont maintenant considérées comme disparues.
Sur la Terre, à chaque heure, 1800 hectares de forêts sont détruites.
Bienfaits de la nourriture végétale
D’après Richard Beliveau, chercheur en cancérologie, «la consommation de légumes pourrait nous sauver du cancer: tout vient d’un déséquilibre entre omégas 3 et omégas 6. Les omégas 6 sont 20 fois plus présents que les omégas 3. Les omégas 3 sont dans les fruits et les légumes».
A condition que ces fruits et légumes ne soient pas bourrés de pesticides, nous serions peut-être sauvés du pire.
Les choux empêchent les substances cancéreuses d’attaquer les cellules du corps humain, l’oignon diminue le risque de cancers digestifs, le soja contre le cancer du sein, le curcuma contre celui de l’appareil digestif, et de la peau, les fruits rouges contre les tumeurs cérébrales, les poissons gras, les graines de lin, les noix, les tomates contre celui de la prostate, du sein, les agrumes pour éviter cancers de l’œsophage, du larynx, du pharynx, de l’estomac, et le vin rouge contre le cancer du sein, du colon de l’œsophage.
Génial, non?
Alors, à quand votre reconversion?"
04 avril 2008
Quand femme veut.... femme obtient !
Bon je suis un peu déçue... un peu????? Un peu beaucoup voir carrément pas contente!!! 
Ça fait 3 mois que je demande a mon cher et tendre de faire un petit détour par les Alpes Suisse, la neige étant pour moi ce qu'est l'eau au poisson!!!!!
Mais non ça ne rentre absolument pas dans sa tête rien a faire!!!!!
Grosse déception.
Et je ne peux pas lui reprocher, Monsieur souhaite planter du gazon derrière la maison et terminer le potager pour commencer les semis. Si je commence a râler il ne fera plus rien et j'aurais ensuite la misère!!!!!
Mais voila, impossible pour moi de me taire!!! Quand j'ai quelque chose qui me chiffonne, faut que ça sorte d'une manière ou d'une autre donc..... Je lui ai fait remarqué qu'il ne prenait jamais en compte mes désirs... Il va sauter au plafond me disant qu'il ne fait QUE ça... prendre en compte mes désirs LOL
Bref au moins j'aurais soulagé mon moi intérieur, advienne ce que voudra.
De plus il y a la possibilité de pratiquer du ski d'été a certains endroits... que je connais (du moins 1) alors accroche toi mon cher et tendre car je ne te lâcherais pas sur ce coup la ;-))))
05 décembre 2007
Ma fille et l'école
Ça y est enfin!!!!!! Elle fait des choses a l'école. Depuis maintenant un ans qu'elle va a l'école ma grande me faisait toujours la même réponse à la question:
"Qu'est ce que tu as fait aujourd'hui à l'école?"
-> "Rien"
"Rien? Tu as dessiné? Tu as fait du bricolage? La maîtresse vous a lu une histoire?"
-> "Non, on fait rien"
"Et qu'est ce que c'est rien"
-> "On est assis sur le banc"
Bon, ma foi, je n'insiste pas.... Et voila que ce matin elle me chante une chanson que je n'ai jamais entendu, ni sur un de ses CD, ni lu dans un livre, et encore moins entendu chez la mamie!!!
Une belle chanson du "Patron", comprenez Saint-Nicolas, qui apporte des pommes pour les enfants qui seront toujours sage, "Venez Saint-Nicolas, Venez Saint Nicolas" et en prime une comptine:
1,2,3 (C'est le compte à rebours)
Pour papa du chocolat
Pour maman des diamants
Et pour moi, je ne sais pas
Une comptine apprise pour "La fête des anniversaires".... Alors la.... je ne sais pas si c'est ce qu'ils chantent lors des anniversaires ou si c'est pour le spectacle des personnes âgées du week-end prochain.
Dans tous les cas.... OUFFFF maman respire, elle travaille à l'école !!!!
17 octobre 2007
Le deuil
Le deuil, à la suite de la mort d'une personne aimée ou d'une séparation, est une des plus grandes épreuves de la vie qui, un jour ou l'autre, atteint chacun de nous.
Source d'une grande souffrance, d'une véritable douleur morale, d'un profond désespoir, d'anxiété, de dépression et de manifestations fonctionnelles variées, le deuil est un facteur de déséquilibre transitoire, un traumatisme aux effets prolongés.
Dans la majorité des cas, aussi pénible soit-il, le deuil suit normalement son cours, c’est le processus nécessaire de délivrance, nommé résilience. Il peut cependant provoquer des complications au niveau de la santé physique, mentale, de l'équilibre psychologique et des relations sociales.
Le deuil, c’est quoi ?
Le deuil est l'ensemble des réactions physiques, psychologiques, affectives et comportementales à la perte d'une personne aimée, mais aussi d'un animal, d'un objet ou d'une valeur auxquels on est fortement attaché. Il est justement déterminé par la nécessité de modifier cet attachement du fait de la disparition.
Depuis les temps les plus reculés, le deuil désignait nécessairement les réactions sociales entraînées par la mort d'une personne, c'est-à-dire l'ensemble des usages, coutumes, rites et restrictions imposés impérativement en cette circonstance. Ce sens se conserve encore actuellement dans l'expression " être en deuil "
A présent, le deuil désigne de plus en plus la réaction psychologique, subjective, personnelle ou familiale, à la seule perte de quelqu'un ou de quelque chose d'important et l'expression "faire son deuil", dans le sens de devoir accepter une perte, est employée à tort et à travers si bien que le Deuil a tendance actuellement à s'éloigner de la mort dont il partage aussi le rejet social.
Mais la mort restera toujours au coeur du deuil en raison de son universalité, de son implacabilité, de sa radicalité et de son irréversibilité. Elle constitue la perte et la limite par excellence et la mort de la personne aimée nous préfigure la nôtre.
Le déroulement du deuil
Chaque deuil est différent en raison de la relation unique qui unissait l'endeuillé à la personne disparue, mais tous les deuils suivent le même cours au travers de trois étapes :
C'est d'abord le choc, le déni de tout l'organisme sur tous les plans : émotionnel, physique, relationnel. Cette courte phase du deuil survient lorsqu'on apprend la perte. C'est une période plus ou moins intense où les émotions semblent pratiquement absentes. Le choc est particulièrement net en cas d'accident ou de mort brutale ou inattendue, mais il existe aussi dans les maladies graves à l'annonce du pronostic fatal à terme. La colère face a une perte va rapidement remplacer le choc. La culpabilité peut s’installer dans certains cas.
Un état de dépression réactionnelle lui succède assez rapidement. C'est un authentique état dépressif avec son atteinte habituellement modérée de l'état général sous forme de troubles de l'appétit, de la sexualité et du sommeil, d'une intense fatigue et d'une souffrance profonde avec désintérêt pour le monde ambiant, difficultés de fonctionnement et d'intenses inhibitions. Cette phase plus ou moins longue du processus de deuil est caractérisée par une grande tristesse, des remises en question, de la détresse. Les endeuillés dans cette phase ont parfois l'impression qu'ils ne termineront jamais leur deuil car ils ont vécu une grande gamme d'émotions et la tristesse est grande.
Ce n'est que bien plus tard qu'apparaît le soulagement aussi appelé l’acceptation ou la reconstruction, d'abord au cours des rêves. La terminaison du deuil se manifeste dans l'élaboration de nouvelles entreprises et de la formation de nouveaux attachements. L'endeuillé peut encore vivre de la tristesse, mais il a retrouvé son plein fonctionnement. Il a aussi réorganisé sa vie en fonction de la perte.
Psychologiquement : qu’est ce que le deuil
Le processus du deuil est l'expression manifeste des effets du travail psychologique inconscient qui s'effectue (travail du deuil) au travers de la souffrance et d'un mouvement de régression psychique. Il se fait essentiellement dans trois dimensions :
La reconnaissance de la réalité de la perte. Elle n'est pas immédiate. Cette réaction de refus est tout à fait normale. Elle sera peu à peu dépassée mais un certain temps est nécessaire. La reconnaissance est porteuse de détresse et de souffrance. Sans souffrance il n'y a pas de deuil.
Le renforcement des liens intérieurs avec la personne perdue. Toute la vie de la personne en deuil y est consacrée. C'est au travers de la reviviscence des souvenirs que s'effectue le nécessaire travail de détachement vis-à-vis de personne disparue.
La prise en compte des sentiments inconscients de culpabilité. Elle est également nécessaire au cheminement du travail de deuil et responsable en partie de la douleur, Ces sentiments sont en relation avec la nature toujours ambivalente de tous les attachements, même si nous refoulons immanquablement les tendances hostiles qui ne manquent pas de les accompagner, au moins à certains moments.
Il serait erroné de comprendre le détachement du travail de deuil comme une nouvelle perte, celle-ci intérieure, de la personne disparue. Il s'agit bien plutôt d'une transformation de la relation qui existait avec la personne aimée décédée. Après quoi, les souvenirs deviennent quasiment inaltérables. La difficulté vient plutôt du renoncement à un avenir commun qui n'est plus possible.
Les complications du deuil
Le deuil peut se compliquer sur le plan physique, psychologique et comportemental.
Physiquement : des complications peuvent survenir assez rapidement, en particulier dans le domaine cardio-vasculaire, mais elles sont souvent différées au cours de la première année du deuil et parfois bien au-delà.
Une maladie chronique préexistante peut se décompenser sous l'effet d'un tel traumatisme.
Mais il n'est pas assez connu des médecins que le deuil a un effet déstabilisant sur la santé physique.
De grandes enquêtes épidémiologiques ont montré de manière indiscutable, une surmortalité significative chez les personnes en deuil et tout particulièrement chez les hommes d'un certain âge. C'est aussi chez eux qu'est retrouvée une surfréquence de suicide et d'accidents dans les suites du deuil.
La santé physique des femmes est atteinte dans de bien moindres proportions. L'explication vraisemblable de cette différence se trouve dans le fait que les hommes, surtout les plus âgés, ne savent pas manifester leurs émotions douloureuses; ils ont habituellement tendance à se renfermer, à transférer sur un excès de travail, un abus d'alcool ou de tabac.
La santé mentale : des manifestations bruyantes et désordonnées durant les premiers temps du deuil n'engendrent pas nécessairement de complications.
Au contraire, la principale et première complication psychologique du deuil est son absence : l'endeuillé ne paraît pas souffrir; il n'en montre rien; il n'en parle pas. Il semble continuer comme si de rien était. Mais nous savons que le deuil est inévitable et obligatoire et qu'il devra se manifester un jour ou l'autre d'une manière ou d'une autre. Les absences apparentes de deuil sont très préoccupantes.
Les autres complications psychologiques du deuil sont constituées par l'échec des mouvements psychiques qui doivent normalement s'opérer :
- le refus de la réalité n'est pas dépassé ; il devient un déni
- l'intériorisation ne donne pas lieu à séparation mais à la poursuite d'une vie illusoire avec le défunt à l'intérieur de soi, des identifications négatives se font jour, en particulier avec les symptômes de la maladie de la personne perdue,
- des sentiments inconscients de culpabilité trop forts entraînent, par projection, la peur de la vengeance du mort, la crainte des revenants et des mauvais esprits.
Le comportement : le deuil se complique essentiellement par la prise de risques pouvant conduire au suicide, à la mort par accident et par des ennuis d'importance variable.
Qui est exposé aux complications
Toutes les personnes fragiles de manière habituelle ou fragilisées temporairement par des circonstances particulières, que ce soit sur le plan de la santé physique, de l'équilibre mental ou de l'insertion sociale sont sujettes à ressentir plus durement les effets traumatisants du deuil.
Les personnes à risque sont :
- les malades, que ce soit physiquement ou mentalement,
- les personnes présentant des troubles de la personnalité sans pathologie mentale déclarée,
- les personnes immatures qui entretiennent des relations marquées par une grande dépendance et une intense ambivalence,
- toutes les personnes solitaires et isolées.
Les difficultés proviennent ainsi :
- des circonstances tragiques de la perte, accident, catastrophe, assassinat, morts multiples, disparitions, etc.
- une circonstance du décès rend également le deuil plus difficile: c'est le cas du suicide,
- de la nature de la personne disparue : le deuil d'un enfant est toujours très difficile même s'il était encore très petit.
Les personnes âgées constituent une autre population à risque.
A cet âge les risques du deuil sont surtout représentés par une détérioration éventuelle de la santé physique et par la solitude qui peut devenir un facteur de dépression lorsqu'elle est trop importante et mal supportée. La mortalité chez les veufs âgés est particulièrement importante ; elle est plus modérée chez les veuves. Les deuils, au grand âge, décompensent souvent les affections chroniques en cours et révèlent des perturbations somatiques bien tolérées jusque-là.
Le deuil pour les enfants
Les enfants et les adolescents sont, en matière de deuil, des populations à risque qui méritent une attention toute particulière. La perte d'un de ses parents par un enfant est un drame qui désorganise son monde intérieur et sa vie concrète. Son avenir dépendra de la capacité du parent survivant à faire normalement son deuil, à accompagner correctement celui de son enfant, de la possibilité pour ce dernier de pouvoir lier par la suite des relations affectives stables et harmonieuses avec un adulte qui deviendra peu à peu un parent de remplacement.
Les enfants endeuillés expriment leur chagrin comme les adultes, pour autant qu'on leur en donne la possibilité et qu'on les accompagne en leur parlant de ce qui se passe et de ce que l'on vit. Ils essaient souvent d'apporter du soulagement au parent qui reste. Mais leur manière de vivre leur souffrance ne se traduit pas, comme chez l'adulte, par un état dépressif; on assiste à des changements dans le caractère qui devient plus instable, à un fléchissement scolaire, des perturbations, habituellement modérées, du comportement, en particulier en matière de sommeil et d'alimentation.
Au cours du deuil, les enfants ont besoin de continuer à entretenir des relations avec le parent disparu qui devient ainsi un parent imaginaire, tout en sachant bien qu'il est mort. Avec leurs camarades, ils jouent la mort et l'enterrement. Tous ces phénomènes ne sont pas pathologiques ; ils seront respectés comme nécessaires au deuil de l'enfant et surtout pas culpabilisés. Il est judicieux de donner à l'enfant un objet ayant appartenu personnellement au parent disparu qu'il va conserver comme un souvenir précieux et un lien intime avec lui.
La possibilité de supporter un deuil précoce est, bien sûr, fonction de l'âge et du degré de maturité de l'enfant mais elle est également sous la dépendance des circonstances de la perte et plus encore de la nature des relations qui existaient antérieurement entre cet enfant et le parent disparu. Enfin les changements que ce deuil entraîne dans l'organisation de sa vie et dans ses relations ont également leur importance.
Les enfants ont très tôt des idées sur la mort à laquelle ils commencent à s'intéresser dès l'âge de trois ans, au moment de l'émergence de leurs tendances agressives. Mais leurs idées sur la mort ne sont pas les nôtres. Elles sont beaucoup plus proches de celles des hommes des civilisations prémodernes, Pour les uns et les autres, la mort n'est ni naturelle, ni irréversible et elle est contagieuse.
Ce n'est que lorsqu'ils comprennent - vers l'âge de quatre ans - l'irréversibilité de la mort que les enfants peuvent faire un travail de deuil; alors ils savent qu'ils ne reverront plus la personne disparue.
Le travail de deuil chez l’enfant
Le travail de deuil s'effectue par les mêmes processus de reconnaissance de la réalité, d'intériorisation avec identification et d'élaboration des sentiments inconscients de culpabilité. Mais le monde psychique en pleine évolution de l'enfance est bien particulier. Il est encore dominé par la toute-puissance, une très grande ambivalence dans ses attachements, la pensée magique qui fait fi des principes logiques et une connaissance encore insuffisante de la mort : ce n'est que plus tard qu'il en intégrera le caractère universel et nécessaire à la vie.
Ainsi, le travail de deuil de l'enfant est bien particulier. Sa connaissance et sa reconnaissance de la réalité ne sont pas aussi bien établies que les nôtres ; pour lui quelqu'un peut être à la fois mort et vivant. Enfin, les sentiments inconscients de culpabilité de l'enfant jeune sont beaucoup plus intenses que ceux des adultes du fait qu'il est encore plongé dans une ambivalence extrême.
Lorsque l'enfant endeuillé est correctement accompagné et qu'il a pu renouer des relations affectives stables, les seules complications à craindre sont des difficultés d'attachement à l'adolescence ou au début de la vie adulte. Mais lorsque l'enfant n'a pas pu faire son deuil, exprimer suffisamment son chagrin et parler autant qu'il le voulait de son parent perdu, des complications surviennent longtemps après, dans le courant de la vie adulte. Là aussi, elles s'expriment soit au niveau de la santé physique perturbée par identification au parent perdu, soit au niveau du comportement marqué secrètement par l'échec, comme si le bonheur lui était interdit, soit enfin dans le domaine psychologique sous forme, le plus souvent, d'un état dépressif chronique de type névrotique sans raison apparente au moment où il survient.
Aider les endeuillés
Aider les personnes en deuil, c'est en premier lieu être avec elles. Ce qui est quasiment instinctif dans les premiers moments du deuil des personnes que nous aimons, devient beaucoup moins évident et moins facile au bout de quelques semaines ou quelques mois. C'est justement entre le deuxième et le sixième mois que l'endeuillé se sent le plus isolé ; il n'a pas envie de prendre l'initiative de contacts et attend qu'on vienne à lui.
Etre avec une personne en deuil, c'est d'abord l'écouter. Il se trouve que les endeuillés passent par des états différents. Tantôt ils ont envie de parler inlassablement de la personne qu'ils ont perdue, tantôt ils n'ont plus envie d'en parler; ils restent silencieux. Les aider c'est aussi rester silencieux auprès d'eux.
Bien souvent, les personnes en deuil qui viennent consulter leur médecin pour divers symptômes ne souhaitent, en fait, qu'une écoute ; elles ont besoin de parler ; pour diverses raisons, elles ne peuvent s'exprimer dans leur milieu familial.
Cette attitude, à première vue si simple, est, dans la réalité, bien difficile ; elle demande de savoir rester passifs, à 1 'écoute, non interventionnistes, de savoir résister à l'envie de consoler, de faire quelque chose. Et la proximité de la mort n'est pas si simple à supporter.
Etre avec une personne en deuil c'est aussi s'efforcer de prévenir ses besoins et ses désirs; c'est l'aider à s'occuper d'elle-même. Ce peut-être aussi parfois de la ramener à la réalité, à la nécessité de certaines tâches, de certaines démarches.
Pour favoriser le bon déroulement du deuil, il faut pouvoir exprimer son chagrin et toutes ses émotions douloureuses. L'endeuillé a besoin de pleurer la personne aimée aussi longtemps et aussi intensément qu'il le faut sans recevoir d'autres consolations qu'un contact physique, des bras, une épaule et un regard compatissant qui ne se détourne pas. Les paroles de consolation sont inutiles, voire déplacées. L'endeuillé ne veut pas être consolé ; il se vit inconsolable. Une partie de lui s'en va avec son amour et son chagrin en fait partie. N'essayons pas maladroitement de l'atténuer en l'assurant qu'il diminuera avec le temps. Le temps, il est vrai, est le seul vrai consolateur du deuil mais l'endeuillé récent ne veut pas encore l'entendre.
C'est bien en parlant et en reparlant de la personne décédée que l'endeuillé vit peu à peu son chagrin. Mais une partie en restera toujours secrète ; le deuil est une grande épreuve de solitude même lorsqu'on est bien accompagné.
Mais que faire pour ceux qui ne pleurent pas, ceux qui ne montrent rien, les stoïques, ceux qui font comme si rien n'était arrivé ? De quel droit les faire pleurer et y arriverait-on ? Les défenses ont toujours leurs raisons d'être et même si elles nous paraissent risquées elles sont en fait la moins mauvaise solution au moment donné. Essayer d'aider ces endeuillés récalcitrants, c'est encore être auprès d'eux, être avec eux et leur parler discrètement, pour autant qu'ils l'acceptent, de la personne disparue.
Le manque actuel de familiarité avec la mort, souvent la difficulté à surmonter les épreuves donnent le sentiment à l'endeuillé d'être entré dans un état anormal. Il est vrai que si le deuil normal n'est pas une maladie, il réalise cependant une sérieuse perturbation de l'équilibre habituel.
L'un des rôles du médecin traitant, lorsqu'il est consulté, est de rassurer les personnes en deuil et leur famille, de leur faire comprendre la normalité et la nécessité du deuil, de les encourager à parler entre eux de la personne disparue et à partager leurs émotions douloureuses.
Au niveau des enfants, il est essentiel de bien les garder au sein de la vie de la famille au cours de la maladie, des derniers moments, de la mort, des funérailles, de l'enterrement et du deuil. On ne va pas les en écarter comme on a encore trop souvent tendance à le faire sous des prétextes fallacieux et erronés. On doit toujours leur parler, toujours s'efforcer de répondre à leurs questions. Et c'est tout naturellement qu'ils viendront, accompagnés, dire adieu au défunt, pour se construire des souvenirs de la personne disparue. Il est nécessaire de dire à l'enfant :
- qu'il n'est pas responsable car c'est toujours ce qu'il a tendance à penser
- qu'il n'est pas en danger de mourir lui aussi car, dans ces circonstances, il pense que lui aussi peut être emporté par une maladie ou un accident
- qu'on va continuer à s'occuper de lui le mieux possible ; il sent bien que cette mort dans la famille va entraîner des changements importants dans sa vie
- qu'on va continuer à aimer la personne disparue et qu'on ne veut pas l'oublier.
Il est bien rare que le parent restant, déjà si bouleversé par son propre deuil, soit en état de parler ainsi à son enfant. C'est alors le rôle de la famille, des grands-parents, des oncles et tantes... Mais à défaut, c'est le médecin de famille qui parlera à l'enfant endeuillé et qui encouragera tous les proches à continuer de parler de la personne décédée et à exprimer ensemble leur chagrin, faute de quoi l'enfant ne saurait le faire seul.
Quand le deuil est plus difficile
Il est facile de prévoir qu'un deuil sera plus difficile en raison de facteurs de risque, qu'ils viennent de la personne en deuil ou des circonstances de la mort, en particulier, le suicide. Plusieurs possibilités s'offrent alors pour instaurer le suivi nécessaire de cette personne en difficulté; elles dépendent surtout de la nature de la relation de l'endeuillé avec son médecin :
- si elle est suffisamment et positivement établie, le médecin lui-même est tout indiqué pour l'assurer, à condition qu'il soit habitué à accorder suffisamment de temps à l'écoute de ses patients.
La question d'une aide médicamenteuse se pose assez souvent et doit être envisagée sans a priori. C'est l'intensité des symptômes d'insomnie, d'anxiété et de dépression qui conduit à une prescription qui, lorsqu'elle est indiquée, se fera toujours comme une aide supplémentaire. - autrement, le contact sera établi avec une qui propose son aide (professionnels et bénévoles formés) par l'écoute téléphonique, des entretiens et des groupes de parole, les uns plus orientés vers l'entraide mutuelle, les autres vers le soutien psychologique.
- quant aux endeuillés devenus malades physiquement ou mentalement, ils doivent être orientés par leur médecin vers un spécialiste.
En aidant les gens à regarder la mort comme une éventualité naturelle de la vie, le deuil comme une épreuve nécessaire et non comme une maladie dont il faudrait se cacher, en les encourageant à partager ouvertement leurs chagrins et leurs peines et à parler ensemble de leurs disparus, en accompagnant les endeuillés en difficulté et en les orientant vers des associations qui peuvent les prendre en charge et les sortir de leur isolement, en prenant un soin particulier des enfants au niveau de leur évolution et des vieillards au niveau de leur santé, nous avons un grand rôle à jouer pour soulager les souffrances de nos contemporains et éviter qu'elles ne donnent lieu, par la suite, à des complications touchant la santé des populations et la cohésion sociale.
Association d’aide
VIVRE SON DEUIL
7, rue Taylor - 75010 PARIS Écoute téléphonique 01 42 38 08 08
L'Association propose un soutien aux endeuillés grâce à l'écoute téléphonique, la correspondance, la conduite d'entretiens individuels, les réunions de groupes de parole et de soutien psychothérapique.
Bibliographie
- Sigmund Freud, Deuil et mélancolie, Œuvres complètes.
- Mélanie Klein, Deuil et dépression. Payot, 2004.
- Michel Hanus, Elisabeth Baron, Emmanuel De Becker, Alain De Broca, et al., La mort d'un enfant : Approches de l'accompagnement et du deuil. Vuibert, 2006.
- Michel Hanus et Pierre Cornillot, Parlons de la mort et du deuil. Frison Roche, Col.: Face à la mort, 1995.
- Pascal Millet, Michel Debout, Michel Hanus, Jean-Jacques Chavagnat, Le deuil après suicide..... L' Esprit du temps, Col.: Études sur la mort, n° 127, 2005.
- Rosette Poletti, Barbara Dobbs, Vivre le deuil en famille. Éditions Saint-Augustin.
- Jean Monbourquette Groupe d'entraide pour personnes en deuil : comment l'organiser et le diriger. Bayard, 1994.
- Monique Seguin & Lucie Frechette,, Le deuil. Une souffrance à comprendre pour mieux intervenir, Coll. Mieux vivre, Montréal, Les éditions logiques, 1995.
- Louis-Vincent Thomas Rites de mort: Pour la paix des vivants. Fayard, 1996.
Sources :
http://www.redpsy.com/infopsy/deuil.html
http://www.med.univ-angers.fr/discipline/psychiatrie_adulte/cours/70-deuil.htm
www.prevention.ch/lepreuvedudeuil.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Deuil
23 novembre 2006
Ensemble tout est possible !!
Servir les enfants du monde
"Le Kiwanis est une association composée d'hommes et de femmes désireux de construire une meilleure communauté humaine".
Fondé en 1915 à Detroit (USA) le BOB "Supreme lodge benevole order brothers", était destiné à des commerçants et hommes d'affaires souhaitant faire commerce dans un cadre sympathique et convivial.
BOB changea très vite de nom pour devenir Kiwanis, phonétique de NUN KEEWANNIS, nom indien signifiant "expression de soi-même" ou "nous avons plaisir à partager nos talents".
A cette période les droits du Kiwanis appartenaient à un seul homme: Allen S. Browne. Celui-ci fut contraint de vendre ses parts en 1919 sous la pression des membres pour cause de divergence d'opinion. Un vent nouveau se lève alors, l'esprit Kiwanien basé sur l'entraide et le soutien envers les autres est né.
En 1924 le Kiwanis devient Kiwanis International. La convention constitutionnelle est adoptée et les buts sont clairement définis. Ils sont d'ailleurs toujours en vigueur.
De 1919 à 1963 le Kiwanis International se cantonnait aux USA et Canada (5'000 clubs). C'est en 1963, avec un premier club à Vienne (Autriche) que naît la Fédération Européenne.
Le premier club français vit le jour en 1965 à Metz (57) avec comme premier membre fondateur le Dr. Bernard Schmitt, un humaniste aux yeux des personnes qui ont eu le plaisir de le rencontrer. Il reçut le prix du Mérite de l'Acamédie Nationale de Metz en 2001.
Je vous invite à visiter son site: http://dr.bernard.schmitt.free.fr/www/index.php
N'oublions pas les femmes: c'est en 1987 qu'est votée l'admission des femmes au sein des clubs. Elles sont aujourd'hui 40'000 à oeuvrer pour la cause Kiwanienne.
Le Kiwanis aujourd'hui: 80 pays et nations, 9'000 clubs (800 en Europe dont 250 en France) et 600'000 membres (25'000 en Europe dont 5'000 en France), 7'000'000 d'heures de bénévolat ont vu aboutir 147'000 projets dons le monde entier permettant de distribution de 70'000'000 EUR.
La cible principale sont les enfants, le Kiwanis ayant pour objectif de devenir l'association la plus importante aux services des enfants du monde entier.
Les actions sociales:
Lutter contre la carence en iode à Madagascar
Kinés du Monde: remédier aux séquelles de la polyomyélite au Tchad
Baptêmes de l'air et remise de diplôme redonnent le sourire aux enfants les plus défavorisés, un souvenir inoubliable!
Poupées Kiwanis: 25'000 poupées distribuées aux enfants hospitalisés
Kiwanis Education Programme (en partenariat avec l'UNICEF): éducation des enfants des pays de l'Est entièrement financé par Kiwanis France Entraide, association de loi 1901, créee en 1991 dans le but de centraliser les fonds des Kiwaniens et des généreux donateurs
Comité sport et handicap
Et en Europe
Orphelinat en Bulgarie et fonds d'aide médicale destinés à 840 orphelins.
Fonds de soutien à l'acheminement de l'aide humanitaire en Albani mis en place par le Comité norvégien.
Olympique - St. Petersbourg, Russie: Aide financière aux orphelins nécessiteux pour l'achat de produits de première nécessité.
Kiwanis Club de la Ruhr, Allemagne: fonds pour la transformation d'un vaisseau en salle de classe et centre social pour les enfants des travailleurs maritimes.
District Norden: fonds pour l'achat et l'installation de machines pour la production des poupées Kiwanis.
District Islande, Ile Féroé: Fonds de soutien aux victimes d'une avalanche d'un petit village islandais.
Hopital flottant pour les enfans d'ex-Yougoslavie, soutien et maintien des hopitaux pour enfants.
Enfants du monde Bucarest, Roumanie: Subventions pour fournir des traitements appropriés aux enfants atteints de maladies infectieuses.
En parallèle, chaque club développe des projets aussi divers que variés dans leur propres départements.
Le Kiwanis c'est avant tout un état d'esprit qui prône l'honnêteté et la justice, encourage et développe la primauté des valeurs humaines et spirituelles.
La règle d'or:
"agir envers les autres comme on voudrait qu'ils agissent envers soi"
Sources et images:
http://dr.bernard.schmitt.free.fr/www/index.php
Directory 2006 - 2007 District France-Monaco


